Le domaine de la psychologie vocationnelle reste fragmenté, les théories se concentrant souvent sur des aspects isolés tels que les traits personnels, les phases de vie ou les contextes culturels, ne parvenant pas à capturer toute la complexité des parcours professionnels. L’urgence d’une théorie de convergence — un cadre unifié qui intègre diverses perspectives théoriques — s’est accrue à mesure que les carrières deviennent de plus en plus mondialisées et dynamiques
Résumé
Les concepts en développement de carrière ont connu une transformation significative au fil du temps, s’adaptant aux changements dans les structures sociétales, les systèmes économiques et les progrès technologiques. Les premiers modèles, tels que la Théorie des Traits et Facteurs de Frank Parsons (1909), se concentraient sur l’alignement des attributs individuels avec les exigences professionnelles, tandis que des cadres plus récents, comme le Modèle Écologique de Urie Bronfenbrenner (1977) et la Théorie de la Circonscription et du Compromis de Linda S. Gottfredson (1981), ont adopté les étapes de développement, les influences contextuelles et les perspectives interprétatives. Malgré ces avancées, le domaine de la psychologie vocationnelle reste fragmenté, les théories se concentrant souvent sur des aspects isolés tels que les traits personnels, les phases de vie ou les contextes culturels, ne parvenant pas à capturer toute la complexité des parcours professionnels. L’urgence d’une théorie de convergence — un cadre unifié qui intègre diverses perspectives théoriques — s’est accrue à mesure que les carrières deviennent de plus en plus mondialisées et dynamiques. Cet article explore la progression historique des théories de carrière, justifie le besoin d’intégration, propose des cadres synthétiques, identifie les obstacles à l’atteinte de l’unité, et évalue les implications pratiques pour l’orientation professionnelle. En synthétisant les recherches fondamentales et contemporaines, il plaide pour une approche holistique qui englobe les dynamiques individuelles, contextuelles et globales, garantissant une pertinence dans des paysages professionnels divers et en rapide évolution (1; 2; 3).
Introduction
L’évolution des théories de développement de carrière reflète des changements profonds dans la compréhension du comportement humain, des normes sociétales et des tendances économiques globales. Les approches initiales, illustrées par la Théorie de l’Individualité de Edward Lee Thorndike (1911) et le Cadre de Psychologie Vocationnelle de Harry Levi Hollingworth (1922), adoptaient des méthodes structurées pour aligner les qualités personnelles telles que les compétences et les intérêts avec les exigences professionnelles, ancrées dans une objectivité empirique. Les modèles contemporains, tels que le Cadre de Théorie des Systèmes de Mary McMahon et Wendy Patton (1995) et les Cadres de Pontage de Mark L. Savickas (1995), intègrent toutefois la construction narrative et les facteurs environnementaux, reconnaissant la nature multifacette des carrières modernes. Cependant, la psychologie vocationnelle fait face à des défis en raison de la fragmentation théorique, où les théories individuelles se concentrent étroitement sur des dimensions spécifiques, telles que les caractéristiques individuelles ou les processus de développement, sans offrir une vue globale. Les efforts scientifiques récents soulignent le besoin de modèles unifiés pour répondre aux complexités du monde interconnecté d’aujourd’hui, propulsé par la mondialisation, l’innovation technologique et la diversité culturelle. Cet article plaide pour une théorie de convergence qui intègre diverses perspectives pour fournir une compréhension robuste de la croissance professionnelle. Il examine la trajectoire historique des théories de carrière, soutient le besoin de synthèse, propose des cadres intégratifs, explore les obstacles à l’unification, et considère les applications pour l’orientation professionnelle, mettant l’accent sur une approche équilibrée qui aborde l’agentivité individuelle, les influences contextuelles et les dynamiques globales pour soutenir les individus naviguant dans des parcours professionnels divers dans un environnement en rapide évolution (1; 4; 5).
Évolution Historique et Fragmentation des Théories de Développement de Carrière :
La progression des théories de développement de carrière reflète les changements plus larges dans les sciences comportementales, passant de modèles réductionnistes et centrées sur l’individu à des cadres sensibles au contexte et complexes. Comprendre cette évolution est crucial pour reconnaître la fragmentation qui nécessite une théorie de convergence.
Fondations Initiales : Théories des Traits et Facteurs
Au début du 20e siècle, la psychologie vocationnelle a émergé avec un accent sur des approches objectives et mesurables pour le choix de carrière. Les pionniers comme Frank Parsons (Théorie des Traits et Facteurs, 1909), Sigmund Freud (Influence Psychanalytique sur le Choix Vocationnel, 1910), Edward Lee Thorndike (Théorie de l’Individualité, 1911), et Harry Levi Hollingworth (Cadre de Psychologie Vocationnelle, 1922) mettaient l’accent sur des analyses doubles des traits humains universels et des différences individuelles uniques pour optimiser les placements éducatifs et professionnels. Ces théories des traits et facteurs cherchaient à aligner les attributs personnels — tels que les aptitudes, les intérêts et les compétences — avec les exigences professionnelles, incarnant une approche scientifique ancrée dans l’observation empirique. Par exemple, les typologies catégorisaient les individus et les rôles en groupes distincts, tels que pratique ou créatif, pour assurer la compatibilité. Ces modèles, cependant, négligeaient souvent les facteurs contextuels plus larges comme le statut socioéconomique ou les normes culturelles, limitant leur applicabilité dans des contextes divers. L’accent mis sur les différences individuelles a déplacé l’attention des qualités inhérentes vers les fonctions comportementales, influençant les pratiques d’orientation pour s’aligner sur les processus sociaux. Les institutions académiques ont joué un rôle crucial dans l’avancement de la psychologie appliquée en intégrant l’analyse de variance, l’évaluation cognitive et les méthodologies statistiques. Les premiers chercheurs ont identifié des défis vocationnels clés, incluant la définition des traits pour le succès, la facilitation de l’auto-sélection informée, et le soutien aux décisions d’embauche des employeurs, tout en rejetant les méthodes non fiables comme l’analyse de caractère. Des analyses récentes confirment l’influence durable de ces idées fondamentales sur la recherche sur le succès professionnel, soulignant leur rôle dans la formation de l’orient ation vocationnelle moderne (6; 7; 8).
Théories Développementales et le Passage au Processus
Au milieu du 20e siècle, l’accent s’est déplacé vers les théories développementales, qui considéraient les carrières comme des voyages dynamiques se déroulant tout au long de la vie. Ces modèles, menés par des figures telles que Donald E. Super (Théorie Développementale des Carrières, 1957), Urie Bronfenbrenner (Modèle Écologique, 1977), et Linda S. Gottfredson (Théorie de la Circonscription et du Compromis, 1981), ont introduit des concepts comme le concept de soi évolutif, la maturité professionnelle, les valeurs professionnelles et la saillance des rôles, reconnaissant que les carrières progressent à travers des étapes façonnées par la croissance personnelle et les influences externes. Contrairement aux approches antérieures, ces cadres reconnaissaient les dynamiques familiales et les attentes sociétales mais mettaient principalement l’accent sur la progression interne. D’autres modèles, incluant ceux influencés par Peter M. Blau et collègues (Cadre Conceptuel Intégratif, 1956), décrivaient le choix de carrière comme une séquence de phases imaginatives, exploratoires et pratiques, mettant en évidence la nature temporelle des décisions professionnelles. Dans les années 1980, les théories ont commencé à intégrer des éléments psychologiques et sociétaux, tels que la motivation, les attentes, la socialisation des rôles de genre et les structures d’opportunité. Les perspectives écologiques ont encore élargi cette vision, examinant les influences à plusieurs niveaux — individuel, immédiat, interactif, indirect et sociétal — abordant les problèmes systémiques comme l’inégalité et le biais. Ces développements ont marqué une étape significative vers la reconnaissance de l’interaction entre les facteurs individuels et environnementaux, mais ils restaient segmentés, se concentrant sur des aspects spécifiques plutôt que d’offrir une perspective unifiée. Les extensions contemporaines, telles que les approches de conception de vie, s’appuient sur ces idées en promouvant une formation d’identité adaptative pour naviguer dans des parcours professionnels non linéaires (9; 10; 11; 12).
Paradigmes Constructivistes et Contextuels
La fin du 20e siècle et le début du 21e siècle ont introduit les paradigmes constructivistes et contextuels, motivés par les critiques de l’objectivité traditionnelle. Ces perspectives, avancées par Ludwig Wittgenstein (Perspective sur le Langage et la Culture, 1953), Wendy Patton et Mary McMahon (Théorie des Systèmes des Carrières, 1999), et Mark L. Savickas (Cadres de Pontage, 1995), considèrent les individus comme des agents actifs qui construisent leurs réalités à travers la création de sens, façonnés par les interactions avec les environnements culturels, sociaux et économiques. Ce changement a réorienté l’attention des modèles universels vers les interprétations personnelles des expériences, mettant l’accent sur la flexibilité et l’adaptabilité en réponse aux défis modernes comme la concurrence mondiale et la restructuration organisationnelle. Les cadres systémiques conceptualisent le développement de carrière comme une interaction dynamique des influences individuelles, sociales et environnementales, tandis que les approches contextuelles mettent en lumière les actions collaboratives et les interactions sociales qui intègrent les influences globales dans les narrations personnelles. Ces paradigmes s’adaptent aux exigences contemporaines, telles que les progrès technologiques et la diversité culturelle, favorisant un mouvement vers la synthèse théorique. Des études qualitatives récentes renforcent ces développements en liant l’exploration de carrière à une efficacité décisionnelle accrue, soulignant l’importance des modèles adaptatifs et culturellement réactifs (13; 14).
Le Problème de la Fragmentation
Malgré des progrès significatifs, la psychologie vocationnelle reste fragmentée, les théories abordant des constructions spécifiques sans atteindre une intégration holistique. Les tentatives larges d’englober plusieurs dimensions risquent la superficialité, tandis que les modèles étroits ne parviennent pas à capturer l’ensemble des influences, telles que les dynamiques globales ou les nuances culturelles. Par exemple, les théories axées sur la compatibilité, comme celles de John L. Holland (Théorie de la Personnalité Vocationnelle, 1985) et Benjamin Schneider (Modèle d’Attraction-Sélection-Attrition, 1987), négligent les facteurs temporels et culturels, tandis que les modèles développementaux, comme la Théorie de la Structuration de Anthony Giddens (1984), peuvent sous-explorer les contextes organisationnels ou internationaux. Cette fragmentation entrave la capacité à répondre aux défis interconnectés des carrières modernes, propulsés par la mondialisation, le changement technologique et les attentes sociétales diverses. Le besoin d’approches orientées vers l’extérieur est évident, car les modèles traditionnels privilégient souvent la psychologie interne par rapport aux considérations environnementales plus larges, limitant leur efficacité dans le paysage professionnel complexe d’aujourd’hui (15).
Le Cas pour une Théorie de Convergence
La nécessité d’une théorie de convergence découle de la nature complexe et multifacette du développement de carrière, qui exige une synthèse des influences individuelles, contextuelles et globales. Un cadre unifié doit intégrer les perceptions de toutes les théories pertinentes pour comprendre pleinement les processus de prise de décision de carrière. Les arguments suivants soutiennent cet impératif :
Aborder la Complexité du Comportement Professionnel
Le comportement professionnel émerge de l’interaction des traits individuels, tels que la personnalité et les intérêts, des processus développementaux, comme les étapes de carrière, et des facteurs contextuels, incluant la culture et l’économie. Un cadre complet est nécessaire pour intégrer les découvertes spécifiques de diverses micro-théories, garantissant une vision holistique. Les modèles multidimensionnels qui combinent les éléments de l’espace de vie, tels que l’éducation et les dynamiques familiales, avec les aspects temporels, comme les étapes de développement, soulignent l’importance d’équilibrer le contenu et le processus. Une telle approche, s’appuyant sur Donald E. Super (1957) et Urie Bronfenbrenner (1977), permet une compréhension approfondie de la manière dont les individus naviguent dans les choix de carrière à travers des contextes divers et des phases de vie. Au cœur du développement de carrière, il s’agit de la structure et de l’évolution du comportement professionnel, de l’identité personnelle dans le travail et d’autres rôles, et des facteurs influençant la prise de décision. Les individus affinent des attributs comme l’identité de soi, l’identité professionnelle, les valeurs professionnelles, les aptitudes, les intérêts et la planification. De plus, les adultes adoptent souvent des visions optimistes, pessimistes et réalistes simultanées des sociétés futures, gérant des redéfinitions continues, des préoccupations existentielles et des incertitudes socio-économiques, ce qui complique davantage leur navigation professionnelle (16; 17).
Pont entre Contenu et Processus
Historiquement, les théories de carrière ont été divisées entre les modèles axés sur le contenu, mettant l’accent sur les traits individuels et les caractéristiques professionnelles, et les modèles axés sur le processus, centrés sur les étapes de développement et la prise de décision. Les premiers efforts intégratifs, tels que ceux de Peter M. Blau et collègues (1956), ont souligné l’importance de combiner les précurseurs psychologiques et contextuels, tels que la motivation et les influences sociales. Par exemple, les théories axées sur la compatibilité se concentrent sur le contenu à travers l’ajustement personne-environnement, tandis que les modèles de durée de vie mettent l’accent sur le processus à travers une progression par étapes. Les cadres composites qui fusionnent le concept de soi et la classe sociale avec les étapes de formation des aspirations, comme chez Linda S. Gottfredson (1981) et John L. Holland (1985), offrent un modèle pour combler ces dimensions. Une théorie de convergence unifierait le contenu et le processus, offrant une compréhension complète de la manière dont les traits et les trajectoires interagissent pour façonner les résultats professionnels, permettant aux praticiens d’aborder à la fois les attributs statiques et les processus dynamiques de manière efficace (18; 19; 20).
Améliorer la Pertinence Culturelle et Contextuelle
La nature mondialisée des carrières modernes nécessite des théories qui tiennent compte de la diversité culturelle et des influences contextuelles. Une approche unifiée devrait identifier les principes universels, tels que l’auto-efficacité et l’adaptabilité professionnelle, tout en reconnaissant les constructions spécifiques à la culture, comme la piété filiale dans les sociétés collectivistes. La dérivation interne des théories à partir de la connaissance locale garantit la pertinence, tandis que l’adaptation externe modifie les cadres existants pour s’adapter à des contextes divers. Le marché du travail mondial, de plus en plus motivé par les incitations économiques, l’exploration culturelle et les considérations de qualité de vie, exige des modèles flexibles. Par exemple, l’expatriation autoproclamée est motivée par la croissance professionnelle, l’aventure et les conditions de vie améliorées, soulignant le besoin de théories qui abordent la mobilité mondiale. De plus, les mesures centrées sur les États-Unis reflètent souvent les caractéristiques culturelles, sociales et professionnelles locales, nécessitant une adaptation pour garantir la validité transculturelle. Développer de nouveaux instruments ou modifier les existants pour éliminer les biais dans les constructions, les styles de réponse ou le contenu est coûteux en ressources mais essentiel pour l’applicabilité globale. Une théorie de convergence, informée par Ludwig Wittgenstein (1953) et Anthony Giddens (1984), équilibrerait les éléments universels et spécifiques, améliorant son utilité dans les marchés du travail divers (21; 22; 23).
Adopter les Perspectives Constructivistes et Postmodernes
L’essor des perspectives constructivistes et postmodernes a transformé la théorie de carrière en remettant en question les notions traditionnelles de vérité objective. Les individus construisent activement leurs identités professionnelles à travers la création de sens, influencés par les contextes culturels, sociaux et économiques. Ces perspectives, défendues par Mark L. Savickas (1995) et Wendy Patton et Mary McMahon (1999), mettent l’accent sur l’agentivité individuelle, les processus d’organisation, l’identité autoréférentielle, les relations sociosymboliques et le développement tout au long de la vie, soulignant le rôle proactif des individus dans la formation de leurs carrières. Le postmodernisme remet en question l’idée de lois universelles, privilégiant l’utilité pragmatique à la précision prédictive. Les théories sont évaluées pour leur capacité à guider l’action dans le monde phénoménal, plutôt que de contrôler les résultats. Ce changement, influencé par les philosophies pragmatiques, souligne l’importance du constructivisme social, où le langage et la culture façonnent les perceptions de carrière. Une théorie de convergence ancrée dans ces principes se concentrerait sur l’adaptabilité et la réactivité contextuelle, s’adaptant aux visions du monde diverses et répondant à la nature fluide des paysages professionnels modernes (24; 25; 26).
Améliorer les Applications Pratiques pour l’Orientation Professionnelle
Une théorie de convergence améliorerait l’orientation professionnelle en fournissant aux praticiens un cadre complet pour répondre aux besoins divers des clients. En intégrant les différences individuelles, les tâches développementales et les dynamiques contextuelles, les conseillers peuvent adapter les interventions aux narrations professionnelles uniques. Par exemple, combiner les techniques narratives avec les évaluations psychométriques permet une orientation personnalisée qui respecte les réalités culturelles et contextuelles. Cette approche soutient la résilience et l’adaptabilité, cruciales pour naviguer dans les paysages professionnels incertains. De plus, elle permet des interventions culturellement sensibles qui répondent aux complexités de la mobilité mondiale et des antécédents divers des clients. Un tel cadre, s’appuyant sur Mary McMahon et Wendy Patton (1995) et Benjamin Schneider (1987), permet aux praticiens de guider les individus à travers les défis professionnels multifacettes, favorisant des identités professionnelles significatives et adaptatives (27; 28).
Cadres Proposés pour la Convergence
Plusieurs cadres offrent des voies pour atteindre la convergence théorique, répondant aux limites des théories segmentées pour construire une théorie de convergence unifiée.
Cadre de Théorie des Systèmes (STF)
Le STF fournit une structure métathéorique qui intègre les influences individuelles, sociales et environnementales dans un système dynamique. Il considère le développement de carrière comme un système ouvert façonné par la récursivité, le changement au fil du temps et les événements fortuits, mettant l’accent sur les interrelations holistiques. En reliant le contenu (par exemple, concept de soi, intérêts) et le processus (par exemple, prise de décision, étapes), il est adaptable aux contextes culturels et globaux divers. Sa fondation constructiviste privilégie la création de sens individuelle, permettant aux conseillers de créer des interventions centrées sur le client qui reflètent les narrations personnelles et les réalités contextuelles. Le STF, développé par Mary McMahon et Wendy Patton (1995, affiné en 1997, 1999, 2006), s’aligne sur les principes postmodernes, valorisant l’utilité pragmatique et le constructivisme social, en faisant une base robuste pour une théorie de convergence qui répond aux complexités des carrières modernes (29; 30).
Contextualisme Développemental
Ce cadre intègre la psychologie développementale avec les systèmes écologiques, se concentrant sur les interactions bidirectionnelles entre les individus et leurs contextes changeants. Il répond aux limites des théories développementales traditionnelles en incorporant les influences familiales, éducatives et sociétales. En mettant l’accent sur l’individu actif dans un monde actif, il équilibre l’agentivité avec les facteurs environnementaux, le rendant pertinent pour répondre à la mobilité mondiale et à la diversité culturelle. Les perspectives sociologiques enrichissent davantage cette approche en explorant comment les structures sociales façonnent les trajectoires professionnelles tout au long de la vie, offrant une vue complète adaptée à l’intégration dans une théorie de convergence. Les principaux partisans incluent Urie Bronfenbrenner (1977) et Anthony Giddens (1984) (31; 32).
Théorie Socio-Cognitive de la Carrière (SCCT)
La SCCT fusionne les principes socio-cognitifs avec le développement de carrière, se concentrant sur l’auto-efficacité, les attentes de résultats et les objectifs comme médiateurs du comportement professionnel. Elle relie les facteurs individuels (par exemple, intérêts) aux influences contextuelles (par exemple, barrières, soutiens), offrant un cadre pour comprendre comment l’agentivité interagit avec les opportunités environnementales. Son intégration des éléments développementaux et constructivistes soutient l’adaptabilité dans des contextes divers, abordant des défis comme la socialisation des rôles de genre et les biais culturels. Des études récentes lient la SCCT à une prise de décision améliorée grâce à l’exploration de carrière, renforçant sa valeur pour une théorie de convergence qui répond à l’applicabilité globale. Bien que non détaillée directement dans les documents sources, la SCCT s’inspire des influences fondamentales comme Donald E. Super (1957) et Linda S. Gottfredson (1981) (33; 34).
Théorie de la Construction de Carrière
Cette théorie adopte une approche constructiviste et narrative, considérant les carrières comme des histoires que les individus créent pour donner un sens à leurs expériences. Elle intègre les différences individuelles, les tâches développementales et les motivations psychodynamiques, mettant l’accent sur l’adaptabilité et la résilience dans des environnements incertains. En incorporant l’identité narrative, elle soutient les influences culturelles et globales, s’alignant sur les efforts d’indigénisation. Sa capacité à relier les approches positivistes (par exemple, évaluations des traits) et constructivistes (par exemple, interventions narratives) en fait une composante clé d’une théorie de convergence, offrant des outils pratiques pour la création de sens dans des contextes professionnels divers. Mark L. Savickas (1995) est une figure centrale dans cette théorie (35; 36).
Modèle d’Attraction-Sélection-Attrition (ASA)
Le modèle ASA explique l’homogénéité organisationnelle à travers l’attraction, la sélection et l’attrition basées sur l’ajustement de la personnalité. Il postule que les organisations sont définies par les personnalités collectives de leurs membres, façonnées par les fondateurs et renforcées par l’embauche et la rétention. Par exemple, les individus entrepreneuriaux sont attirés par les organisations innovantes, tandis que les individus conventionnels préfèrent les environnements structurés. Ce modèle complète les théories de carrière en mettant l’accent sur la congruence personne-environnement, intégrant les facteurs individuels et organisationnels. Son accent sur les dynamiques du lieu de travail s’aligne avec les objectifs d’une théorie de convergence, en particulier pour aborder les choix de carrière dans les économies mondialisées. Benjamin Schneider (1987) est le principal développeur (37; 38).
Socialisation Organisationnelle et Dynamiques de Carrière
La théorie de la socialisation organisationnelle explore comment les individus s’adaptent aux rôles à travers les processus de socialisation, mettant l’accent sur l’interaction entre l’agentivité et les structures organisationnelles. Elle identifie des étapes comme la socialisation anticipatoire, la rencontre et la gestion de rôle, offrant des insights sur les transitions dans des contextes professionnels sans frontières et globaux. Par exemple, elle explique comment les expatriés s’adaptent aux nouveaux environnements culturels et organisationnels, s’alignant sur l’accent mis sur la mobilité mondiale. En intégrant ces processus avec le développement de carrière, ce cadre soutient une théorie de convergence qui répond aux transitions professionnelles dynamiques. Les influences incluent John L. Holland (1985) et Sigmund Freud (1910) pour les éléments psychodynamiques (39; 40).
Défis pour Atteindre la Convergence
Atteindre une théorie de convergence nécessite de surmonter des obstacles significatifs, chacun exigeant des solutions stratégiques :
Différences Épistémologiques
La psychologie vocationnelle est divisée par des perspectives concurrentes, avec le positivisme logique mettant l’accent sur les comportements mesurables et le constructivisme privilégiant la création de sens subjective. Réconcilier cela nécessite une approche métathéorique, telle que le constructivisme social, qui intègre à la fois les évaluations objectives et les interventions narratives. Par exemple, intégrer les typologies mesurables avec les approches narratives pourrait combler ces écarts, garantissant un cadre équilibré qui soutient à la fois la rigueur empirique et la pertinence personnelle. Ce défi est évident dans les contrastes entre Edward Lee Thorndike (1911) et Ludwig Wittgenstein (1953) (41; 42).
Mesure et Validation
Créer des mesures culturellement valides pour l’application transculturelle est difficile. Les théories centrées sur les États-Unis peuvent comporter des biais qui compromettent la validité dans les cultures collectivistes où les valeurs orientées vers le groupe prédominent. Développer de nouveaux instruments ou adapter les existants pour éliminer les biais culturels est coûteux en ressources mais crucial pour tester les cadres convergents. Les efforts récents soulignent le besoin d’évaluations psychométriques pour garantir l’équivalence transculturelle, mettant en avant l’importance des mesures culturellement sensibles pour l’applicabilité globale. Les figures comme Harry Levi Hollingworth (1922) et John L. Holland (1985) représentent les premières approches axées sur la mesure nécessitant une adaptation (43; 44).
Complexité de l’Intégration
Intégrer les théories diverses sans sacrifier la profondeur est une tâche complexe. Les cadres trop larges risquent la superficialité, tandis que maintenir la précision nécessite de conserver des constructions clés comme le concept de soi, les influences de la classe sociale et l’auto-efficacité. L’intégration interdisciplinaire, englobant la psychologie, la sociologie et l’économie, complique davantage ce processus. Un alignement soigneux des perspectives sociologiques de la trajectoire de vie avec les modèles psychologiques développementaux est essentiel pour préserver la rigueur théorique tout en atteignant la complétude. Les figures clés incluent Peter M. Blau et collègues (1956) et Anthony Giddens (1984) (1; 2).
Mondialisation et Mobilité
La main-d’œuvre mondiale croissante en mobilité introduit une complexité significative. Les décisions professionnelles sont influencées par les facteurs économiques, professionnels, relationnels, politiques, culturels et les facteurs de qualité de vie. Le paradigme de la carrière sans frontières privilégie l’autonomie et la flexibilité, remettant en question les modèles linéaires traditionnels. L’expatriation autoproclamée, motivée par la croissance professionnelle, l’exploration culturelle et les conditions de vie améliorées, exige des théories qui abordent la mobilité mondiale et l’adaptation transculturelle. Des facteurs comme les mauvaises conditions de travail, le chômage ou le manque d’opportunités poussent les individus vers de meilleures perspectives, tandis que les motivations intrinsèques comme le défi personnel et le développement des compétences sont des moteurs courants. Les relations, incluant le statut matrimonial et les enfants, peuvent soit entraver soit faciliter la mobilité, avec la distance culturelle et la qualité de vie influençant davantage les décisions. Une théorie de convergence doit incorporer des constructions comme l’adaptabilité professionnelle et l’intelligence culturelle pour répondre à ces dynamiques fluides. Les insights de Linda S. Gottfredson (1981) et Wendy Patton et Mary McMahon (1999) sont pertinents ici (3; 4).
Mise en œuvre Pratique et Formation
Traduire une théorie de convergence en orientation professionnelle pratique pose des défis. Les cadres comme le STF et la SCCT offrent des outils, mais leur mise en œuvre nécessite de former les conseillers à naviguer dans des modèles intégratifs complexes à travers les domaines psychologiques, sociologiques et organisationnels. Assurer que les interventions soient culturellement sensibles et adaptables aux besoins divers des clients est crucial, en particulier dans les contextes de mobilité mondiale et de diversité culturelle. Les conseillers doivent maîtriser à la fois les techniques narratives et les outils psychométriques pour adapter l’orientation efficacement. Cela s’appuie sur Mark L. Savickas (1995) et Donald E. Super (1957) (6; 7).
Intégration Interdisciplinaire
Intégrer les insights de la psychologie organisationnelle et de la sociologie enrichit les théories de développement de carrière. Par exemple, les cadres explorant les processus de socialisation complètent les modèles de carrière en abordant les transitions de rôle, tandis que les perspectives sociologiques de la trajectoire de vie fournissent un contexte sur la manière dont les structures sociétales façonnent les trajectoires professionnelles. Une théorie de convergence doit incorporer ces insights interdisciplinaires pour répondre à l’ensemble des influences, garantissant la pertinence dans des contextes professionnels divers et dynamiques. Les figures comme Benjamin Schneider (1987) et Urie Bronfenbrenner (1977) illustrent cela (8; 9).
Conclusion
La nécessité d’une théorie de convergence dans le développement de carrière découle de la complexité, de la fragmentation et de la nature mondialisée des carrières modernes. En synthétisant les perspectives des traits et facteurs, développementales, constructivistes, contextuelles et organisationnelles — représentées par des figures fondamentales comme Frank Parsons (1909), Sigmund Freud (1910), Edward Lee Thorndike (1911), Harry Levi Hollingworth (1922), Ludwig Wittgenstein (1953), Peter M. Blau et collègues (1956), Donald E. Super (1957), Urie Bronfenbrenner (1977), Linda S. Gottfredson (1981), Anthony Giddens (1984), Benjamin Schneider (1987), John L. Holland (1985), Mary McMahon et Wendy Patton (1995), et Mark L. Savickas (1995) — une telle théorie offre un cadre robuste pour faire avancer la psychologie vocationnelle. Les cadres comme le STF, le contextualisme développemental, la SCCT, la construction de carrière, le ASA et la socialisation organisationnelle fournissent des voies pour l’intégration, abordant l’agentivité individuelle, les dynamiques contextuelles et les influences globales. Surmonter les défis — tels que la réconciliation des différences épistémologiques, le développement de mesures culturellement valides, l’équilibre entre complétude et spécificité, la réponse à la mobilité et l’assurance de la mise en œuvre pratique — est essentiel. Cette approche unifiée permettra aux chercheurs de tester des hypothèses dans des contextes divers, donnera aux praticiens les moyens de fournir des interventions adaptées, et soutiendra les individus dans la construction d’identités professionnelles significatives et adaptatives dans un monde interconnecté et dynamique (10; 11).
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