Ce contenu perspicace clarifie les différences clés entre l'information et la communication, soulignant que si l'information implique une transmission à sens unique de connaissances, la communication est un échange interactif visant à influencer le comportement. Rédigé par Driss Elmouden, expert dans le domaine.
Souvent confondus, les termes communication et information méritent néanmoins une distinction claire, que de nombreux théoriciens et praticiens ont cherché à établir. Dimitris WEISS (Dimitri WEISS « Communication et Presse enterprise » cité par Annie BARTOLI dans Communication et Organisation, Éditions organisations, P59.) estime que c'est la finalité plutôt que la structure des données transmises qui distingue les deux notions. Ainsi, l'information renvoie simplement à la transmission (incluant émission et réception) de connaissances structurées, tandis que la communication consiste en des échanges d'informations visant à modifier le comportement d'autrui.
Pour P. Joffre et G. Koeing, « le terme d'information concerne les situations où seul le récepteur joue un rôle actif ; tandis que l'idée de communication traite de relations interactives » (Cité dans, op. cit, P59. (6) Eugène ENRIQUER, cité dans Communication Audiovisuelle, par Guy CROUSSY, les éditions d'Organisations, 1990, P :146). Eugène ENRIQUER a défini la communication ainsi : « la communication est le processus par lequel une source d'information A (homme, groupe ou machine) tend à agir sur un récepteur d'information B, de manière à provoquer chez ce dernier l'apparition d'actes ou de sentiments permettant une régulation des activités de B ou du groupe auquel A et B appartiennent. Cela permet de préciser la nature de la communication : des contrôles sur les activités » (Eugène ENRIQUER, cité dans Communication Audiovisuals, par Guy CROUSSY, les éditions d'Organisations, 1990, P :146).
Communiquer, c'est donc s'efforcer de transformer autrui, le changement de contexte le plus improbable étant celui qui entraîne le plus grand changement dans le comportement du récepteur. Philippe BILGER a défini la communication comme « un caractère social qui, poussé heureusement à ses limites, constitue la manifestation de la solidarité. Ce n'est pas simplement comme l'information, pour les autres, mais avec les autres. Comparée à la publicité, la communication se distingue non seulement par la nature apparente de l'échange, mais aussi par le rejet d'une forme d'impérialisme : celui de l'information et du slogan. La communication n'est pas un slogan, mais un effort de participation. Elle fait appel à l'intelligence, et ne se contente pas de tenir compte de la liberté, mais en a aussi besoin. La communication ne peut se concevoir sans un esprit communautaire ; elle est conçue pour forger des liens et libérer les initiatives autant que les mots. En ce sens, elle rassemble des citoyens plutôt que des sujets. Au sein de l'entreprise ou vers l'extérieur, la communication n'impose pas mais suggère, ne dicte pas mais fait savoir. C'est précisément dans cette liberté que réside sa force (Philippe BILGER cité dans, Management de la Communication enterprise, Patrick D' HUMIERES, EYROLLE S, 1993, P : 21) ».
La communication est avant tout un système d'échange entre organismes vivants. En effet, on constate que l'acte de communication, accompli par un individu, déclenche, en réponse, un changement dans le comportement d'un autre individu. Elle inclut tous les mécanismes par lesquels une relation est créée, existe, se maintient dans le temps, se renforce ou disparaît. En ce sens, la communication présuppose les réseaux spatiaux qui véhiculent l'information d'un point à un autre, une zone de significations, et une organisation qui gère les valeurs d'échange. Elle implique une compréhension des signes qui composent le message, non seulement la capacité à les repérer, mais aussi la capacité à les analyser à travers une série de transformations et d'associations entre figure et sens.
Dans un acte communicatif, le but de l'émetteur est d'inscrire son message dans la mémoire du récepteur. Mais pour y parvenir, le message doit d'abord franchir le seuil de la mémoire temporaire, qui dépend de l'activité cognitive du récepteur, en particulier de son « rappel » du message. Le rappel ne signifie pas seulement la répétition, mais aussi l'élaboration du sens du message.
Les méthodes d'information pure n'impliquent pas de « retour d'information ». Il y a bien une transmission, mais la source émettrice ne sait plus rien du destin ou du sort de son message. Bien sûr, le mot « information » implique également l'existence de récepteurs, mais ceux-ci restent théoriques, abstraits, virtuels ou idéaux, tant qu'ils ne se manifestent pas, tant que l'émetteur n'est pas informé des conditions de réception, de l'intelligibilité du message, des réactions des récepteurs.
En d'autres termes, tandis que l'information suggère l'existence d'un circuit ouvert de la forme A⇴⇴B sans retour, la communication, au contraire, implique la fermeture du circuit émetteur/récepteur, créant la boucle suivante : A ⇴⇴ B ⇴⇴ A
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Résultant dans les effets suivants :
Sécurité accrue pour B, moins d'inquiétude, de tension, de doute... plus de satisfaction au travail, plus de sympathie.
Confiance accrue entre A et B
Facilite la communication ultérieure grâce à l'apprentissage mutuel des codes, des normes, et des rôles, et à la stabilisation ultérieure de la relation.
Dans tous les cas, il apparaît que :
L'information circule dans une seule direction, de l'émetteur au récepteur.
La communication va dans plusieurs directions, chaque émetteur devenant récepteur et vice versa, au sein de la même séquence communicative.
L'entreprise est donc concernée à plusieurs niveaux :
Par l'information : en tant qu'émettrice de messages vers l'extérieur ou vers l'intérieur ; - en tant que réceptrice de messages à capter et analyser, qu'ils viennent de l'extérieur ou de l'intérieur.
Par la communication : en tant que vecteur d'échanges interactifs avec son environnement ; en tant qu'organisatrice de rencontres et d'échanges entre son personnel.
La communication et l'information sont souvent confondues mais ont des finalités distinctes.
L'information renvoie à la transmission de connaissances structurées, tandis que la communication implique l'échange d'informations pour modifier un comportement.
La communication est un processus interactif bidirectionnel, tandis que l'information est une transmission unidirectionnelle.
Une communication efficace crée confiance, compréhension, et stabilité dans les relations.
Les entreprises doivent gérer à la fois la diffusion de l'information et les processus de communication, en interne et en externe.
Communication Organisationnelle
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